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A demi-mots


Tout est toujours à demi-mots dit. Les mots sont trompeurs, source de trop de tracas. Il faut absolument les surveiller comme le laid, faute de quoi ils débordent des lits, en pied de nez, soufflant en sens contraire sous le regard de l'astre, des astres.

L'amour, attraction terrestre. Nous faisons des rencontres, on n'en est à tirer. Seins briqués, sous-tendus, sens dessus dessous. Les tas amoureux enivrent. Les maux s'entremêlent, les mots sad, gais, rient d'eux même dérision.

Ce qui attire chez l'autre c'est l'appeau, ce besoin de toucher, sentir, serrer. La peau et les douces heures qu'elle augure pro messe sensuelle décor. C'est fruits, c'est fleurs, en eau, d'heures en heurts. Lits, nos sens qui nous lient. Dessous venir, si proche. Le miroir, délits secrets qui bords abordent, frôlent, réchauffent aux berges, au cou, lentes, des rives à longer, un baiser se repose, épart. L'espace se tend, ce temps s'espace, spasmes, l'envie dense, dévie danse, chavirés surprit, à la source, big bang, dune, pluie filante d'étoiles, s'abandonne, en-cas d'eau.

Et qui libre, entre ciel et terre, sans visages, en tête à tète, se crée.



   Jp 8 janvier 2006   


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