hardi

C'est les 100 jours avant le BAC


Fête traditionnelle aussi nommé le « perssant » ou « per100 » je n'assure pas l'orthographe.

Tous les ans à 100 jours du BAC avait lieu une manifestation spontanée et joyeuse, donnant lieu à moult péripéties. Ce jour la, les étudiants, pour soulager la tension qui les habite à l'approche de cet examen décisif, se réunissent en bandes et partent, armés de poches de farine, de bombes à eau et même d'œufs, en déambulations jubilatoires à travers les lycées et les rues de la ville.

Malheur à qui croise leur chemin ! Fariné, mouillé, entartré, la victime doit faire contre mauvaise fortune bon cœur et bon gré, mal gré, tenter de sauver les apparences pour le reste de la journée. Les passants forcés de marcher en ville se pressent, jetant des regards inquiets avant de s'avancer dans une rue, rebroussant chemin ou bifurquant quand, au loin, un nuage blanc signale la présente d'une troupe incontrôlée. La police aussi patrouille en groupe, pour garantir l'ordre qu'ont exigé les âmes bien pensantes, outragés de tant de relâchement insouciant, perturbant la tranquillité matinée de tristesse qui leur sied. Ceci dit, je les comprends un peu, surtout quand je dois secouer toute cette poudre blanche qui colle partout. Forces de l'ordre face à groupes débonnaires. Il me semble évident que nous n'allons pas tarder à légiférer aussi là dessus. Nous avons déjà perdu le droit de dormir sur la plage, de boire en public, de fumer dans les lieux publics, petit à petit doucement notre société se police, elle se ternit, vieillit.

C'est une vraie crise de valeurs républicaine (sic). Liberté Égalité Fraternité, le triptyque qui orne nos pièces de monnaie n'a plus de raison d'être. L'égalité n'est pas dans les faits, personne ne peut le nier. La liberté existe encore et restera, ne fusse que la liberté de fermer sa gueule. La fraternité face à l'individualisme et le corporatisme ambiant, a bien du mal à survivre. Une crise de société, oui, prônant des valeurs, qu'elle n'applique pas. Hypocrisie et aveuglement, ces deux mots certainement gouvernent...

Vivement ce soir la douche !



   Jp 3 février 2006   


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