Parfait

La forme et le fond, éthique et toc


Rien n'est jamais si tranché qu'il n'y paraît, même dans ce vieux débat qui oppose les partisans du fond à ceux de la forme.
Le plus souvent fond et forme s'épousent et s'embrassent, enlacés.
Penchant tantôt vers l'un au détriment de l'autre en infinies nuances qui ne manquent pas de laisser perplexe.
Quand on n'est pas en forme, nous sommes enclin à négliger les deux.
Quand on l'est on devient beaucoup plus exigeant sur le fond, quitte à voir la forme de manière exclusive.
Actuellement dans nos sociétés qui valorisent le paraître au détriment des êtres, la forme impose sa loi .
Le fond résiste comme il peut, mais il est, il faut le reconnaître, balayé le plus souvent par l'intolérance des apparences.
Ethique et toc d'une forme sans fond.
Les cas extrêmes sont rares mais ils existent.
Ainsi la vie nous permet de croiser quelques spécimens sur l'un de ces versants. Certains satisfaisant leur fond sans jamais se laisser aller à la moindre concession aux formes, et d'autres vivant pour la forme, se pavanant sans autre éthique que le toc.
La dictature des formes implique une standardisation des critères de valeur. La création d'une multitude de codes de reconnaissance qui permettent de s'assurer que l'on partage le même fond.
Cela vaut pour tout. Etre amoureux d'une forme ou d'un fond, se fondre dans ses formes pour toucher son fond. S'informer de ses fonds pour s'accorder a ses formes. Ce mélange est.



   Jp 10 juin 2006   


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