Sourire

erreur 404


Les avis de décès sur le web, mon dieu oui, qu'il y en a. Beaucoup de sites ferment, sur un laconique message d'adieu ou d'au revoir. J'en suis attristé. Il me semble que l'on vient de perdre de la diversité.

Je n'aime pas tout ce que je lis, je n'aime pas tout ce que je vois, mais la diversité me semble importante. Un site, un blog qui ferme, c'est une voix qui se tait. Cela m'attriste toujours, comme si on m'enlevait quelque chose. Derrière ces virtuelles pages, il y a toujours un être humain. Quelqu'un qui décide de ne plus communiquer. Oh chacun a ses raisons et elles sont toujours respectables. Quelles sont donc ces raisons qui nous poussent à nous exprimer publiquement ? La nécessité de séduire ? Le besoin de s'exprimer ? La recherche de la richesse ou de la notoriété ? La satisfaction d'un ego démesuré ? Obtenir une reconnaissance existentielle ? Certainement un peu de tout cela, en plus ou en moins selon chacun. Je parle évidement de ces sites perso, pro ou semi-pro, voir totalement amateur, tenus à bout de bras par une ou deux personnes bénévoles et non des sites institutionnels fruits d'un travail d'équipe rémunéré et qui survivront aux individus tant qu'ils restent viables, c'est-à-dire populaires et rentables. Je devrais vous donner des exemples (mais c'est trop déprimant, j'en ai trop en mémoire) de ces pages de fin sur lesquelles on tombe au hasard d'un surf ou en mémoire de signets. Avec cette douloureuse impression d'arriver trop tard à une fête, que le party est déserté, le feu s'est éteint et les chants aussi. Globalement il ne faut pas se voiler la face, tout fonctionne sur la notoriété, rares sont ceux qui s'obstineront s'ils ne rencontrent pas de succès. Or le succès sur le net a un prix, un coût qu'il devient de plus en plus difficile à des amateurs de payer. Un investissement démesuré de passion, espoir, temps, compétences. A chaque fois qu'un site ferme, c'est la communauté qui s'appauvrit. Mais, bienveillantes, les naissances ou renaissances adoucissent.



   Jp 19 décembre 2006   


Commenter
*(anti-spam) Entrez : sés@me dans la zone email ci-dessus.
Partager

Twitter Facebook Google Plus Linkedin email