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Petites digressions


Je profite de ce temps de ressourcement passé en terre canadienne pour me laisser aller à quelques digressions pseudo philosophiques sur ce monde qui nous entoure de toutes ces attentions.

C'est vrai que la mentalité Canadienne est bien différente de celle que nous avons généralement en France, ici foin de socialisme : Si vous voulez quelque chose vous n'avez qu'à travailler. Ce n'est pas à la société de vous entretenir ou de trop s'occuper de vous. On est en plein culte Nord américain de la réussite personnelle grâce au travail. Ici quelqu'un qui réussi c'est tout a fait correct d'autant plus qu'il travaille très dur. En France quelqu'un qui travaille dur on appelle plutôt ça un looser, quelqu'un qui réussi chez nous c'est quelqu'un qui gagne beaucoup en ne faisant presque rien. En Amérique du Nord quelqu'un qui explose ses heures de travail, c'est normal et personne ne s'offusquera qu'une directrice de banque arrondisse ses fins de mois en travaillant comme serveuse de restaurant les weekends. Quelques jours de vacances par an c'est bien suffisant. Le but de la vie c’est travailler pour réussir sa vie, puis travailler encore, car vous êtes heureux de travailler, vu que c'est le but même de votre vie. Je ne comprends pas qu'en France vous n'ayez pas encore compris cela, mais c'est vrai vous avez vraiment du mal à avancer vu comment votre culture et votre histoire vous plombe.

Paradoxalement à cela les jeunes ont des comportements assez identiques malgré l'écart des continents. La plupart sont autant couleuvre les uns que les autres, tous aussi rétifs des que l'on demande le moindre effort et toujours cette impression d'avoir dit un gros mot des que l'on prononce le mot travail. Cela semble véritablement un lien puissant et certainement un effet pervers de la mondialisation ce couleuvrièrisme de la jeunesse universelle. Qui de repousser au plus tard son arrivée dans le monde du travail, quitte à faire moult thèses et rester bien au chaud chez papa maman. Autant que les vieux cons continuent de bosser pour assurer l'avenir de leurs têtes blondes, qui elles, ne sont pas du tout motivées d'avoir à assumer quoi que ce soit. Il n'y a qu'à voir la difficulté à les inciter à trouver un job d'été. De toute manière vu leurs compétences et leurs qualités personnelles, il est inconcevable qu'on ne leur offre pas le bureau du patron ainsi que la secrétaire et qu'ils ne puissent commencer par prendre un mois de vacances histoire de se mettre dans le rythme. Pas étonnant que le rêve d'une partie de la jeunesse Française soit de devenir fonctionnaire, certainement un excès d'ambition et un gout immodéré du risque ainsi qu'un puissant désir d'indépendance irréaliste.

Ce monde est parfaitement étonnant, les paradoxes constants ainsi que les contradictions. Nous sommes perpétuellement écartelés entre évidence et profit, rêves et réalités, créativité et réalisme, et penchons tantôt vers l'un tantôt vers l'autre au grès de nécessités parfois trompeuses. Des partis pris ou à prendre sans trop d'états d'âme. Au risque de s'écouter parler jusqu'à finir par se convaincre de se prendre au sérieux.



   Jp 25 août 2007   


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