Confiance

First Aid - Premiers secours


La semaine dernière j'ai reçu la formation de premiers secours qui est obligatoire tous les deux ans en temps que chauffeur de bus scolaire. En France j'ai suivi une semaine de formation aux premiers secours, puis j'ai régulièrement suivi toutes les cessions de réactualisation dans le cadre de mon travail. A ce titre j'ai pu constater une différence significative d'approche de l'aide en situation d'urgence entre le Canada anglophone et la France ou le Québec. Nous autres francophones avons un principe sacro-saint de non assistance à personne en danger qui rend chaque citoyen passible de poursuite s'il n'apporte pas immédiatement adéquatement et dans toute la mesure de ses moyens assistance à quelqu'un dont la vie est en danger. En Ontario l'approche est un peu différente puisque toute aide doit d'abord obtenir l'accord de la personne en danger avant toute intervention. Ainsi la procédure doit être de d'abord se présenter et proposer notre aide et si la personne la refuse, ne rien faire et respecter sa volonté. Il n'y a qu'a attendre qu'elle soit inconsciente pour avoir le droit d'agir et il convient de respecter cela. De même à ce jour personne n'a jamais été poursuivi suite à l'aide qu'il a tenté d'apporter qu'elle qu'en soit les conséquences.

Ma formation initiale m'imposait d'intervenir immédiatement. En Ontario on intervient immédiatement mais d'abord en se présentant civilement avec notre nom et notre qualification et en proposant une aide, tout en mettant nos gants de protection. Cette approche n'a pas que des défauts en théorie puisqu'elle permet de prendre quelques secondes de recule sur la situation tout en intervenant méthodiquement ensuite plutôt que dans la panique de l'urgence. Évidement ici je respecterai à la lettre cette façon de faire. En France j'imagine une situation obscène du genre : une vielle dame tombée dans la rue, un maghrébin noir musulman à l'accent de banlieue courant vers elle pour la secourir et à la première phrase, la pauvre madame hurlante de peur de crier au secours à la police et de ne pas la toucher ni l'approcher tout en serrant très fort son sac à main, et le bon samaritain, secouriste bien pensant, finissant incarcéré pour avoir "tenter d’agresser" une honorable madame en détresse. Quand j'ai de telles pensées ... J'en frémis d'horreur.



   Jp 26 juin 2012   


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