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La langue de chez nous


Septembre est synonyme d'une année nouvelle pour des centaines de milliers d'étudiants, pour Jp, et c'est le temps aussi pour une rétrospective de la fabuleuse été que nous quittons peu à peu.

Bien que nous ayons eu la chance de passer chaque weekend dans un décor de pub évian, la température a certainement été de notre coté, je n'ai que deux mots: soleil et chaleur. Bon, je sais bien que dû à cette canicule, les agriculteurs pleurent leurs récoltes asséchées mais ayant l'opportunité d'avoir un chalet au bord du lac, nous avons pu profiter pleinement des sports d'eau, de délicieux barbecues, et de soirées au coin du feu à trinquer et à rigoler paisiblement entre amis.

Dimanche matin, alors que nous profitions d'un tendre réveil, paressant doucement au lit, en cette fin de semaine de la fête du travail, la radio jouait la chanson d'Yves Duteil intitulée La langue de chez-nous. Ca m'a vivement ramenée des années en arrière alors que j'adorais tellement cette chanson française que j'en avais appris les paroles par coeur.

Je vous partage ici ces quelques lignes qui m'ont toujours touchées :

C'est une langue belle à l'autre bout du monde
Une bulle de France au nord d'un continent
Sertie dans un étau mais pourtant si féconde
Enfermée dans les glaces au sommet d'un volcan

Elle a jeté des ponts par-dessus l'Atlantique
Elle a quitté son nid pour un autre terroir
Et comme une hirondelle au printemps des musiques
Elle revient nous chanter ses peines et ses espoirs

Nous dire que là-bas dans ce pays de neige
Elle a fait face aux vents qui soufflent de partout
Pour imposer ses mots jusque dans les collèges
Et qu'on y parle encore la langue de chez nous

C'est une langue belle à qui sait la défendre
Elle offre des trésors de richesse infinie
Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre
Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie

Et de l'Île d'Orléans jusqu'à la Contrescarpe
En écoutant chanter les gens de ce pays
On dirait que le vent s'est pris dans une harpe
Et qu'il a composé toute une symphonie ...

Majestueuse n'est ce pas, la poésie de l'ami Yves qui bien sur fait ici l'éloge de l'accent de ses cousins canadiens et bien que nous parlions la même langue, il ne fait pas de doute qu'il y a des subtilités, des différences que ce soit dans certains mots ou dans la prononciation de ceux-ci. Prenons ici l'exemple de l'ananas (étonnante cette façon de prononcer le s à la fin ^^) de même que persil, nombril, sourcil qui me font toujours rigoler quand j'entends Jp s'évertuer à en prononcer la dernière lettre. Chez nous on dit orteil, jamais doigt de pied, on dit un bloc de ciment - pas un parpaing. La semaine dernière, Jp a acheté des rustines pour réparer ma crevaison de vélo. Des quoi ? des rustines... chez nous, ca s'appelle "anglicieusement" des patches.

Certaines expressions de la langue francaise sont aussi surprenantes, marrantes, sybillines, mais quelles sont leurs significations et d'ou tire-t-on leurs origines ? Tout en ayant d'autres projets d'écriture plus sérieux, ça m'a donné l'envie de m'amuser à décortiquer quelques expressions, pour notre culture personnelle et notre plus grand plaisir. Dans des prochains articles, il sera intéressant de découvrir les origines de : Chacun voit midi à sa porte, cent fois sur le métier remettons notre ouvrage, quand le vin est tiré il faut le boire, et autres.

A bientôt !



   Moonshadow 4 septembre 2012   


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