Joie

La grippe d'homme



Le verdict est tombé ça doit être une grippe d'homme. Ce n'est quand même pas de chance, j'espérais bien me vanter cette année d'être sorti de l'hiver indemne et voilà qu'en ce début de semaine, je mouche, j'éternue, je tousse dramatiquement, j'ai mal partout, le nez et le front pris, mal à la tête, et une fatigue incommensurable. Je commence une célèbre grippe d'homme comme on dit par ici et Chantal l'a immédiatement diagnostiqué. La grippe d'homme n'a rien à voir avec son pendant féminin, elle est incommensurablement plus intense sans qu'aucune explication scientifique n'en explicite vraiment les raisons, mais rien n'y fait, il en est ainsi.

Je me concentre donc sur mes priorités : conduite du bus pour délivrer mes enfants, abandonnant pour ainsi dire toute autre activité accessoire. C'est un point d'honneur, ne pas m'arrêter de travailler tant que je sens pouvoir le faire de manière sécuritaire. J'ai déjà remarqué à maintes reprises que dès que je monte des enfants dans le bus, ma composition chimique change (adrénaline ?) je dois secréter secrètement quelque chose qui me donne concentration absolue sur ma job au mépris de tout le reste. D'autre part je ne suis pas payé si je ne travaille pas et je me suis engagé à faire ma route. Par contre dès que je reprends ma voiture pour rentrer le soir, la fatigue me tombe dessus comme la misère sur le monde. Je n'ai plus qu'une envie : un bol de soupe et au lit.

Mes pensées sont moins alertes, alternant entre une analyse de cette élection en France particulièrement intéressante il faut le dire, et notre futur petit projet communicatif. Pour tout le reste je suis en mode survie et protection, je ne fais plus rien, je me repose, pour être prêt pour mes heures de travail.



Jp 9 mai 2017


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