Pionnier

Violence et souffrance



C'est une belle nuit et toutes les étoiles sont de sortie. J'ai 57 ans, c'est toute une vie déjà derrière moi et peut-être encore quelques années devant. En cette dernière fin de semaine avant la rentrée, des réflexions éparses et partant un peu dans tous les sens m'assaillent.

A qui profite le crime ? En pur bon sens, c'est toujours la question que je me pose en toute circonstance. Y répondre (même en partie) permet de rester lucide sur les enjeux, et d'éviter de trop se faire embobiner par tous les beaux parleurs, qu'ils se prétendent expert, votre ami, ou vous comprendre mieux que vous ne vous comprenez-vous même. Il arrive souvent que votre interlocuteur ou la personne que vous écoutez s'exprimer soit de bonne foi et ne se rende pas compte que son discourt, d'apparence si crédible, lui a été soufflé à son insu et qu'il participe sans le vouloir à une intoxication de masse qui a un but dont il est inconscient.

Personnellement je n'ai rien contre la manipulation elle peut être positive, ni rien contre l'argent qui est indispensable pour être libre et autonome. L'argent et la manipulation sont des outils sans état d'âme ni arrière pensée, seul ceux qui les utilisent en ont et c'est leurs motivations qui peut poser problème.

Les motivations sont le plus important, est-ce une recherche du pouvoir sur les autres, obtenir une supériorité et une autorité donnant une satisfaction personnelle à celui qui l’exerce rendant les autres dépendant de son détenteur qui s'en délecte. Est-ce l'amour ou le besoin de se sentir aimé qui meut une personne au point qu'elle s'oublie elle-même pour le bien-être de l'autre ou des autres, espérant ainsi se sentir utile voir indispensable. Reconnaître la motivation de l'autre et la sienne est fort utile afin d'éviter de se faire avoir ou de se mettre en danger.

Un autre axe que je trouve très signifiant est de distinguer les personnes qui se suffisent de ce qu'elles ont, en tirent satisfaction et y trouvent leur bonheur sans jalouser les autres. Et les insatiables pour qui ce n'est jamais assez et qui œuvrent constamment pour en avoir plus, ayant toujours peur de manquer ou voulant en imposer aux autres. Il ne faut pas oublier de prendre également en compte ceux qui luttent pour leur survie dans le dénuement ou la pauvreté, ceux la sont hors de tout jugement de valeur.

Je ne pense pas que l'on puisse diminuer la violence sous toutes ses formes sans tenter d'atténuer la souffrance dont elle est souvent la manifestation.





  Jp 04 septembre 2017   


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